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Illustration: L'ILIADE Rhapsodies (Chants)_ 21 à 24 (Fin) - Homère

L'ILIADE Rhapsodies (Chants)_ 21 à 24 (Fin)

(Version Intégrale)

Enregistrement : Audiocite.net

Lu par Christiane-Jehanne
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HOMERE,  L'ILIADE, Poème d'Ilion.  

 

Rhapsodies (Chants)  21 à 24 Fin

 

Traduction : Charles Marie René Leconte de Lisle , 1818-1894.

 

1866

 

La guerre de Troie, les Achéens et les Troyens.

 

Troie ou Ilion.

 

Les Dieux et la guerre des hommes .

 

TEXTES :

 

 https://fr.m.wikisource.org/wiki/Iliade_(trad._Leconte_de_Lisle) 

 

 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208054t.texteImage 

 

Informations :

 

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Iliade 

 

Tête d'Homère, type d'Épiménide. Copie romaine d'après un original grec du Ve siècle av. J.-C.

 

 https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Homeros_MFA_Munich_272.jpg#/media/File:Homeros_Glyptothek_Munich_273.jpg 

 

"Et les luttes ayant pris fin, les peuples se dispersèrent, rentrant dans les nefs, afin de prendre leur repas et de jouir du doux sommeil. Mais Akhilleus pleurait, se souvenant de son cher compagnon ; et le sommeil qui dompte tout ne le saisissait pas. Et il se tournait çà et là, regrettant la force de Patroklos et son coeur héroïque. Et il se souvenait des choses accomplies et des maux soufferts ensemble, et de tous leurs combats en traversant la mer dangereuse. Et, à ce souvenir, il versait des larmes, tantôt couché sur le côté, tantôt sur le dos, tantôt le visage contre terre. Puis, il se leva brusquement, et, plein de tristesse, il erra sur le rivage de la mer. Et les premières lueurs d'Éôs s'étant répandues sur les flots et sur les plages, il attela ses chevaux rapides, et, liant Hektôr derrière le char, il le traîna trois fois autour du tombeau du Ménoitiade. Puis, il rentra de nouveau  dans sa tente pour s'y reposer, et il laissa Hektôr étendu, la face dans la poussière.

Mais Apollôn, plein de pitié pour le guerrier sans vie, éloignait du corps toute souillure et le couvrait tout entier de l'aigide d'or, afin que le Pèléide, en le traînant, ne le déchirât point. C'est ainsi que, furieux, Akhilleus outrageait Hektôr ; et les dieux heureux qui le regardaient en avaient pitié, et ils excitaient le vigilant tueur d'Argos à l'enlever. Et ceci plaisait à tous les dieux, sauf à Hèrè, à Poseidaôn et à la vierge aux yeux clairs, qui, tous trois, gardaient leur ancienne haine pour la sainte Ilios, pour Priamos et son peuple, à cause de l'injure d'Alexandros qui méprisa les déesses quand elles vinrent dans sa cabane, où il couronna celle qui le remplit d'un désir funeste.

Et quand Éôs se leva pour la douzième fois, Phoibos Apollôn parla ainsi au milieu des immortels :

— Ô dieux ! vous êtes injustes et cruels. Pour vous, naguère, Hektôr ne brûlait-il pas les cuisses des boeufs et des meilleures chèvres ? Et, maintenant, vous ne voulez pas même rendre son cadavre à sa femme, à sa mère, à son fils, à son père Priamos et à ses peuples, pour qu'ils le revoient et qu'ils le brûlent, et qu'ils accomplissent ses funérailles. Ô dieux ! vous ne voulez protéger que le féroce Akhilleus dont les desseins sont haïssables, dont le coeur est inflexible dans sa poitrine, et qui est tel qu'un lion excité par sa grande force et par sa rage, qui se jette sur les troupeaux des hommes pour les dévorer. Ainsi Akhilleus a perdu toute compassion, et cette honte qui perd ou qui aide les hommes. D'autres aussi peuvent perdre quelqu'un qui leur est très-cher, soit un frère, soit un fils ; et ils pleurent et gémissent, puis ils se consolent, car les moires ont donné aux hommes un esprit patient. Mais lui, après avoir privé le divin Hektôr de sa chère âme,  l'attachant à son char, il le traîne autour du tombeau de son compagnon. Cela n'est ni bon, ni juste. Qu'il craigne, bien que très-brave, que nous nous irritions contre lui, car, dans sa fureur, il outrage une poussière insensible.

Et, pleine de colère, Hèrè aux bras blancs lui répondit :

— Tu parles bien, archer, si on accorde des honneurs égaux à Akhilleus et à Hektôr. Mais le Priamide a sucé la mamelle d'une femme mortelle, tandis qu'Akhilleus est né d'une déesse que j'ai nourrie moi-même et élevée avec tendresse, et que j'ai unie au guerrier Pèleus cher aux immortels. Vous avez tous assisté à leurs noces, ô dieux ! et tu as pris part au festin, tenant ta kithare, toi, protecteur des mauvais, et toujours perfide.

Et Zeus qui amasse les nuées, lui répondant, parla ainsi :

— Hèrè, ne t'irrite point contre les dieux. Un honneur égal ne sera point fait à ces deux héros ; mais Hektôr était le plus cher aux dieux parmi les hommes qui sont dans Ilios. Et il m'était cher à moi-même, car il n'oublia jamais les dons qui me sont agréables, et jamais il n'a laissé mon autel manquer d'un repas abondant, de libations et de parfums, car nous avons ces honneurs en partage. Mais, certes, nous ne ferons point enlever furtivement le brave Hektôr, ce qui serait honteux, car Akhilleus serait averti par sa mère qui est auprès de lui nuit et jour. Qu'un des dieux appelle Thétis auprès de moi, et je lui dirai de sages paroles, afin qu'Akhilleus reçoive les présents de Priamos et rende Hektôr."

    
Source: https://fr.m.wikisource.org/wiki/Iliade_(trad._Leconte_de_Lisle) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208054t.texteImage



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