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Illustration: Pensées sur le gouvernement - Voltaire

Pensées sur le gouvernement

(Extraits)

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Lu par Alain Bernard
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PENSÉES SUR LE GOUVERNEMENT I. Puffendorf, et ceux qui écrivent comme lui sur les intérêts des princes, font des almanachs défectueux pour l’année courante, et qui ne valent absolument rien pour l’année d’après. II. Qui eût dit, à la paix de Nimègue, qu’un jour l’Espagne, le Mexique, le Pérou, Naples, Sicile, Parme, appartiendraient à la maison de France? III. Prévoyait-on, lorsque Charles XII gouvernait despotiquement la Suède, que ses successeurs n’auraient pas plus d’autorité que les rois n’en ont en Pologne? IV. Les rois de Danemark étaient des doges il y a un siècle; ils sont à présent absolus. V. Autrefois les Russes se vendaient eux-mêmes comme les Nègres: à présent ils s’estiment assez pour ne pas recevoir dans leurs troupes des soldats étrangers, et ils ont pour point d’honneur de ne déserter jamais; mais il leur faut encore des officiers étrangers, parce que la nation n’a pas acquis autant d’habileté que de courage, et qu’elle ne sait encore qu’obéir. VI. Les animaux accoutumés au joug s’y présentent eux-mêmes. Je ne sais quel compilateur des Lettres de la reine Christine a fait au genre humain l’outrage de justifier le meurtre de Monaldeschi, assassiné à Fontainebleau par l’ordre d’une Suédoise, sous prétexte que cette Suédoise avait été reine. Il n’y avait au monde que les assassins employés par elle qui pussent prétendre qu’il était permis à cette princesse de faire à Fontainebleau ce qui aurait été un crime dans Stockholm. VII. La liberté consiste à ne dépendre que des lois. Sur ce pied, chaque homme est libre aujourd’hui en Suède, en Angleterre, en Hollande, en Suisse, à Genève, à Hambourg; on l’est même à Venise et à Gênes, quoique ce qui n’est pas du corps des souverains y soit avili. Mais il y a encore des provinces et de vastes royaumes chrétiens où la plus grande partie des hommes est esclave. VIII. Un temps viendra dans ces pays où quelque prince plus habile que les autres fera comprendre aux cultivateurs des terres qu’il n’est pas tout à fait à leur avantage qu’un homme qui a un cheval ou plusieurs chevaux, c’est-à-dire un noble, ait le droit de tuer un paysan en mettant dix écus sur sa fosse. Il est vrai que dix écus sont beaucoup pour un homme né dans un certain climat; mais ils démêleront dans la suite des siècles que c’est fort peu pour un mort. Alors il pourra se faire que les communes aient part au gouvernement, et que l’administration anglaise et suédoise s’établisse dans le voisinage de la Turquie. IX. Un citoyen d’Amsterdam est un homme; un citoyen à quelques degrés de longitude par delà est un animal de service. X. Tous les hommes sont nés égaux; mais un bourgeois de Maroc ne soupçonne pas que cette vérité existe. XI. Cette égalité n’est pas l’anéantissement de la subordination: nous sommes tous également hommes, mais non membres égaux de la société. Tous les droits naturels appartiennent également au sultan et au bostangi: l’un et l’autre doivent disposer avec le même pouvoir de leurs personnes, de leurs familles, de leurs biens. Les hommes sont donc égaux dans l’essentiel, quoiqu’ils jouent sur la scène des rôles différents. XII. On demande toujours quel gouvernement est préférable. Si on fait cette question à un ministre ou à son commis, ils seront sans doute pour le pouvoir absolu; si c’est à un baron, il voudra que le baronnage partage le pouvoir législatif. Les évêques en diront autant; le citoyen voudra, comme de raison, être consulté, et le cultivateur ne voudra pas être oublié. Le meilleur gouvernement semble être celui où toutes les conditions sont également protégées par les lois. XIII. Un républicain est toujours plus attaché à sa patrie qu’un sujet à la sienne, par la raison qu’on aime mieux son bien que celui de son maître. XIV. Qu’est-ce que l’amour de la patrie? Un composé d’amour-propre et de préjugés, dont le bien de la société fait la plus grande des vertus. Il importe que ce mot vague, le public, fasse une impression profonde. XV. Quand le seigneur d’un château ou l’habitant d’une ville accusent le pouvoir absolu, et plaignent le paysan accablé, ne les croyez pas. On ne plaint guère les maux qu’on ne sent point. Les citoyens, les gentilshommes, haïssent encore très rarement la personne du souverain, à moins que ce ne soit dans les guerres civiles. Ce qu’on hait, c’est le pouvoir absolu dans la quatrième ou cinquième main: c’est l’antichambre d’un commis, ou d’un secrétaire d’un intendant, qui cause les murmures; c’est parce qu’on a reçu dans un palais la rebuffade d’un valet insolent qu’on gémit sur les campagnes désolées. XVI. Les Anglais reprochent aux Français de servir leurs maîtres gaiement. Voici ce qu’on a écrit en Angleterre de plus beau sur cette matière: . A nation bere I pity and admire, Whom noblest sentiments of glory fire; Yet taught by custom’s force, and bigot fear, To serve with pride, and boast the yoke they bear; Whose nobles born to cringe and to command, In courts a mean, in camps a gen’rous band, From priests and stock-jobbers content receive Those laws their dreaded arms to Europe give: Whose people vain in want, in bondage blest; Tho’ plunder’d, gay; industrious, tho’ opprest; With happy follies rise above their fate; The jest and envy of a wiser state. . On pourrait rendre ainsi le sens de ces vers: . Tel est l’esprit français; je l’admire et le plains. Dans son abaissement quel excès de courage! La tête sous le joug, les lauriers dans les mains, Il chérit à la fois la gloire et l’esclavage. Ses exploits et sa honte ont rempli l’univers Vainqueur dans les combats, enchaîné par ses maîtres, Pillé par des traitants, aveuglé par des prêtres; Dans la disette il chante: il danse avec ses fers. Fier dans la servitude, heureux dans sa folie, De l’Anglais libre et sage il est encor l’envie. . Voici la réponse à toutes ces déclamations dont les poésies anglaises, les brochures et les sermons, sont remplis. Il est très naturel d’aimer une maison qui règne depuis près de huit cents années. Plusieurs étrangers, et même des Anglais, sont venus s’établir en France uniquement pour y vivre heureux. XVII. Un roi qui n’est point contredit ne peut guère être méchant. XVIII. Quelques Anglais de province; qui n’ont voyagé qu’à Londres, s’imaginent que le roi de France, quand il est de loisir, envoie chercher un président, et, pour s’amuser, donne son bien à un valet de garde-robe. XIX. Il n’y a guère de pays au monde où les fortunes des particuliers soient plus assurées qu’en France. Le comte Maurice de Nassau, en partant de la Haye pour aller commander l’infanterie hollandaise, me demanda si on lui confisquerait les rentes qu’il avait sur l’Hôtel de Ville de Paris. « On vous payera, lui dis-je, précisément le même jour que le comte Maurice de Saxe, qui commande l’armée française; » et cela était vrai à la lettre. XX. Louis XI, pendant son règne, fit passer par la main du bourreau environ quatre mille citoyens: c’est qu’il n’était pas absolu, et qu’il voulait l’être. Louis XIV, depuis l’aventure du duc de Lauzun, n’exerça aucune rigueur contre personne de sa cour: c’est qu’il était absolu. Sous Charles II il y eut plus de cinquante têtes considérables coupées à Londres. XXI. Du temps de Louis XIII, il n’y eut pas une année sans faction. Louis le Juste était cruel. Il avait commencé à seize ans par faire assassiner son premier ministre. Il souffrit que le cardinal de Richelieu, plus cruel que lui, fit couler le sang sur les échafauds. Le cardinal Mazarin, dans les mêmes circonstances, ne fit périr personne. Étranger qu’il était, il n’eût pu se soutenir par la cruauté. Il était fourbe, et non méchant. Si Richelieu n’eût pas eu de factions à combattre, il eût mis le royaume au plus haut point de splendeur, parce que sa cruauté, qui tenait à la hauteur de son caractère, n’ayant pas de quoi s’exercer, eût laissé agir la noblesse de son génie dans toute son étendue. XXII. Dans un livre rempli d’idées profondes et de saillies ingénieuses, on a compté le despotisme parmi les formes naturelles de gouvernement. L’auteur, qui est fort bon plaisant, a voulu railler. Il n’y a point d’État despotique par sa nature. Il n’y a point de pays où une nation ait dit à un homme: « Sire, nous donnons à Votre gracieuse Majesté le pouvoir de prendre nos femmes, nos enfants, nos biens et nos vies, et de nous faire empaler selon votre bon plaisir et votre adorable caprice. Le Grand Seigneur jure sur l’Alcoran d’observer les lois. Il ne peut faire mourir personne sans un arrêt du divan et un fetfa du muphti. Il est si peu despotique qu’il ne peut ni changer le prix des monnaies, ni casser les janissaires. Il est faux qu’il soit le maître du bien de ses sujets. Il donne des terres qu’on appelle des timariots, comme on donnait anciennement des fiefs. XXIII. Le despotisme est l’abus de la royauté, comme l’anarchie est l’abus de la république. Un prince qui, sans forme de justice et sans justice, emprisonne ou fait périr des citoyens, est un voleur de grand chemin qu’on appelle Votre Majesté. XXIV. Un auteur moderne a dit qu’il y a plus de vertu dans les républiques et plus d’honneur dans les monarchies. L’honneur est le désir d’être honoré; avoir de l’honneur, c’est ne rien faire qui soit indigne des honneurs. On ne dira point qu’un solitaire a de l’honneur. Cela est réservé pour ce degré d’estime que dans la société chacun veut attacher à sa personne. Il est bon de convenir des termes, sans quoi bientôt on ne s’entendra plus. Or, du temps de la république romaine, ce désir d’être honoré par des statues, des couronnes de laurier et des triomphes, rendit les Romains vainqueurs d’une grande partie du monde. L’honneur subsistait d’une cérémonie ou d’une feuille de laurier ou de persil. Dès qu’il n’y eut plus de république, il n’y eut plus de cette espèce d’honneur. XXV. Une république n’est point fondée sur la vertu: elle l’est sur l’ambition de chaque citoyen, qui contient l’ambition des autres; sur l’orgueil qui réprime l’orgueil, sur le désir de dominer qui ne souffre pas qu’un autre domine. De là se forment des lois qui conservent l’égalité autant qu’il est possible: c’est une société où des convives, d’un appétit égal, mangent à la même table, jusqu’à ce qu’il vienne un homme vorace et vigoureux qui prenne tout pour lui et leur laisse les miettes. XXVI. Les petites machines ne réussissent point en grand, parce que les frottements les dérangent: il en est de même des États; la Chine ne peut se gouverner comme la république de Lucques. XXVII. Le calvinisme et le luthéranisme sont. en danger dans l’Allemagne: ce pays est plein de grands évêchés, d’abbayes souveraines, de canonicats, tous propres à faire des conversions. Un prince protestant se fait catholique pour être évêque ou roi d’un certain pays, comme une princesse pour se marier. XXVIII. Si la religion romaine reprend le dessus, ce sera par l'appât des gros bénéfices, et par le moyen des moines. Les moines sont des troupes qui combattent sans cesse; les protestants n’ont point de troupes. XXIX. On a prétendu que les religions sont faites pour les climats; mais le christianisme a régné longtemps dans l’Asie. Il commença dans la Palestine, et il est venu en Norvège. L’Anglais qui a dit que les religions étaient nées en Asie, et trouvaient leur tombeau en Angleterre, a mieux rencontré. XXX. Il faut avouer qu’il y a des cérémonies, des mystères, qui ne peuvent avoir lieu que dans certains climats. On se baigne dans le Gange aux nouvelles lunes: S’il fallait se baigner en janvier dans la Vistule, cet acte de religion ne serait pas longtemps en vigueur, etc. XXXI. On a prétendu que la loi de Mahomet qui défend de boire du vin est la loi du climat d’Arabie, parce que le vin y coagulerait le sang, et que l’eau est rafraîchissante. J’aimerais autant qu’on eût fait un onzième commandement en Espagne et en Italie de boire à la glace. Mahomet ne défendit pas le vin parce que les Arabes aiment l’eau: il est dit dans la Sonna qu’il le défendit parce qu’il fut témoin des excès que l’ivrognerie fait commettre. XXXII. Toutes les lois religieuses ne sont pas une suite de la nature du climat. Manger debout un agneau cuit avec des laitues, jeter ce qui en reste dans le feu; ne point manger de lièvre, parce qu’il est dit qu’il n’a pas le pied fendu, et qu’il rumine; se mettre du sang d’un animal à l’oreille gauche: toutes ces cérémonies n’ont guère de rapport avec la température d’un pays. XXXIII. Si Léon X avait donné des indulgences à vendre aux moines augustins, qui étaient en possession du débit de cette marchandise, il n’y aurait point de protestants. Si Anne de Boulen n’avait pas été belle, l’Angleterre serait romaine. A quoi a-t-il tenu que l’Espagne n’ait été tout arienne, et ensuite toute mahométane? A quoi a-t-il tenu que Carthage n’ait détruit Rome? XXXIV. D’un événement donné déduire tous les événements de l’univers est un beau problème à résoudre; mais c’est au maître de l’univers qu’il appartient de le faire. FIN DES PENSÉES SUR LE GOUVERNEMENT. Source:Voltaire-Intégral

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