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Illustration: 5.3.12 - g@rp

5.3.12

(Version Intégrale)

Enregistrement : Audiocite.net
Genre: Comédie

Lu par Ka00
Livre audio de 12min
Fichier Mp3 de 10,7 Mo

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Note : Longtemps écrivain de tiroir, g@rp éclot sur Internet il y a trois ans. Son nom apparaît dans les remerciements du traducteur des « Lettres de Pelafina » (Denoël), il mûrit ensuite sur Darbraleph.org où ses nouvelles sont publiées en ligne, au coeur d'un véritable labyrinthe à vocation ludique et artistique, dont il réalise par ailleurs l'index. En juillet 2004, « 6H50 corniche Kennedy » est sélectionnée à l'occasion du concours « Nouvelles sur la ville » par la rédaction du quotidien 20minutes, qui la publie à raison d'un chapitre par jour. Depuis, le nombre et la diversité de ses lecteurs, tout autant que l'accueil enthousiaste réservé à ses écrits, ne cessent de le surprendre et de l'encourager. " Kaléidoscope" est son premier recueil de nouvelles. « Le style "g@rp" gage d'une belle qualité d'écriture avec ce mélange de légèreté et de profondeur très personnel » - F Baure.


G@rp
(5.3.12)

Dedicated to Mark Z Danielewski - jam up, jam down !

[Toc] - [Toc] - [Toc]

La pendule de la cuisine prétendait assurer la survie du silence, d'une pulsation lancinante et têtue de goutte à goutte à goutte. Difficile, malgré l'habitude, de ne pas souhaiter l'euthanasier, elle, par un habile lancer d'objet contondant. La table - petit déjeuner dressé pour le clan familial - offrait l'éventail de munitions nécessaire à l'assouvissement de cette pulsion meurtrière. Inconvénient : comment expliquer ensuite que la foutue mécanique ait succombé à l'assaut inopiné d'un pot de confiture ?
Peu plausible.
Pour ne pas dire absurde.
Donc, comme chaque matin, je me suis retenu, condamné à la mitrailler de regards assassins dénués de la moindre efficacité - yeux rouges chargés à blanc.
J'avais bien pensé lui arracher sa pile à cœur ouvert et sans anesthésie, mais à quoi bon ? Dans la journée même, il se trouverait une âme charitable pour lui greffer une 1.5V LR6. Sans phénomène de rejet. Quels que soient leurs prix, les pendules de cuisine ont la peau dure. Je sais : à les voir, on ne dirait pas…
J'ai soupiré derrière le rempart de ma tasse de café. Ces tocs tocs ironiques métronomiques me faisaient la nique. Objets inanimés… Sans sombrer dans la parano, celui-ci avait une âme à me damner. À me faire chier. Quoique, à bien y réfléchir, la situation, certes agaçante, s'avérait loin d'être insupportable. Il suffisait de ne pas y prêter attention, de l'ignorer roy-a-le-ment !
Question de distanciation, de concentration.
D'ailleurs, comme quoi il y avait une justice immanente, la « pauvre » pendule ne pouvait sonner. De génération en génération horlogère, cette faculté s'était, à mon sens, atrophiée jusqu'à disparaître.
« Pas de bol, hein ma vieille ? »
[Toc] - [Toc] - [Toc]
J'ai ricané en reposant ma tasse : la rancœur de ce « machin » en plastique, qui se vengeait en refusant obstinément de donner l'heure juste, confinait au pathétique.
« Papa ? À qui tu parles ? »

*

(5.4.12)

« Poussin ? Mais il est beaucoup trop tôt ! File te recoucher ! »
Ses yeux ont clignoté deux ou trois fois, il oscillait imperceptiblement, à mi-chemin sur le fil reliant veille et sommeil, mais il a tenu bon :
« À qui tu parles ? »

[Toc] - [Toc] - [Toc]
Là, le silence a commencé à opérer un repli stratégique, sur la pointe des pieds.
« À personne, biquet. À personne.
- Si. Tu as dis « Pas de bol », je t'ai entendu. »
[Toc] - [Toc] - [Toc]
La pendule se foutait de moi, m'asticotait de ses [Toc], de seconde en seconde davantage sarcastiques. J'avais escompté profiter d'une heure de paix et de tranquillité, l'arrivée de mon fils déséquilibrait les forces en présence, bouleversait mes plans. Et ça, la pendule-incapable-de-sonner le sentait, le savait : le savourait. Saloperie de mécanique !
« Pas de bol ? J'ai dit « Pas de bol » ?
- Oui.
[Toc] - [Toc] - [Toc]
- Et bien c'est pour cela que j'ai mis des tasses, tu vois ? »
Froncement de sourcils.
Autrement dit : le tour de passe-passe que je venais de tenter ne passait pas, ne lui avait pas échappé. Les gamins sont particulièrement doués pour flairer ce vieux truc d'adultes - à croire qu'ils se refilent le tuyau les uns aux autres - ce n'était pas la première fois que je le remarquais. J'allais devoir trouver autre chose. Cette non-réponse ne le satisferait pas, ne le renverrait pas se coucher. À moins de jouer franc jeu…
Après tout, me suis-je dit, quel mal y a-t-il à admettre que l'on parle seul ?

Sauf que là, je m'étais adressé à la pendule. Et il savait parfaitement que jamais elle ne m'aurait répondu…
[Toc] - [Tic] - [Toc]
L'arythmie soudaine dans la progression minutée de la petite aiguille ne laissa planer aucun doute : elle venait de comptabiliser un point en sa faveur, et me le signifiait sans ambiguïté.
Saloperie de mécanique !

*

(5.5.12)

J'ai pris sur moi.
« Je… Je parle à la pendule, mon grand. »
Ses yeux se sont agrandis comme s'il cherchait à ressembler à un personnage de manga :
« À la… pendule ? »
Je me suis contenté de hocher la tête, avec un sourire que je voulais le plus complice possible, mais qui a dû davantage s'apparenter à une grimace contrite, coupable.
« Tu parles à la pendule ?
- Et bien quoi ? Oui, ça m'arrive ! On ne va pas en faire une histoire, quand même ! Tu parles bien à tes jouets, toi !
- Mais… Moi, c'est normal, Papa !
- Ah oui ? Et pourquoi, je te prie ?
- Parce que je suis un enfant. »
Logique, implacable, imparable.
[Toc] - [Tic] - [Toc]
Saloperie de mécanique !
Pris en flagrant délit de débilité, j'ai de nouveau lorgné vers le pot de confiture, puis en direction de la pendule, un rictus mauvais aux lèvres, avant de réaliser que cela n'aurait en rien redoré mon blason de père, au contraire.
J'allais devoir faire un effort, trouver n'importe quoi, mais du solide, du costaud : un argument massue.
C'était loin d'être gagné…

*

(5.6.12)

Pas moyen de me concentrer.
[Toc] - [Toc] - [Toc]
Le silence tentait pourtant une timide réapparition -
[Toc] - [Toc] - [Toc]
- mais à deux contre un, comment pouvait-il lutter ? La pendule refusait à présent d'assurer sa survie, et mon fils, qui commençait à s'impatienter, s'était mis à taper du pied - de sa pantoufle, pour être précis - à contre-temps. L'ensemble ? Un simili concert baroque de [Toc] et de /Tap en forme de claques ou de baffes.
[Toc] /Tap/Tap [Toc] /Tap/Tap
Proprement infernal.
Plus ce morse de cuisine s'intensifiait, moins je parvenais à réfléchir, plus mon gamin fronçait les sourcils. Une véritable torture, un cercle vicieux ! ai-je réalisé avec effroi dans le dos bien que le chauffage fût en marche.
[Toc] /Tap/Tap [Toc] /Tap/Tap
Un argument massue à trouver...
J'ai jeté un œil vers la pendule-qui-n'avait-jamais-pu-sonner -
(5.7.8)
- un réflexe qui ne m'apportait rien, je le conçois. Surtout pas l'heure juste. Mais un réflexe, justement, par son côté instinctif, n'a pas pour vocation de.
[Toc] /Tap/Tap [Toc]
(5.7.10)
Tempus fugit, me suis-je dit histoire de me libérer l'esprit - ce qui lui permettrait peut-être, au demeurant, de faire ce que j'attendais de lui : me trouver un argument irréfutable !
Quel. Qu'il. Soit !
Je n'étais pas le seul à attendre, il y avait un gamin, bon sang ! Et demain - tout à l'heure ! - il avait école ! S'il ne retournait pas se coucher vite fait, il risquait de s'endormir en classe ! Sous le nez de sa maîtresse ! Et si cela arrivait, qui est-ce qui allait se retrouver convoqué par l'institutrice en vue d'un interrogatoire musclé mené à la baguette ?
Donc : assez joué !
(5.8.12)
Trop pressé d'en finir, trop de bruit pour raisonner avec efficacité -

tout bien considéré, il ne s'agissait que de livrer une réponse à même de satisfaire la logique d'un gosse ! Pas de quoi en faire un plat ! - incapable d'organiser mes pensées, j'ai lancé ce qui me passait par la tête :
« Tu sais, quand tu seras grand, toi aussi tu parleras aux objets... »
Son regard a changé. En bien ? En mal ? Aucune idée. Côté positif de la chose : il ne tapait plus du pied.
C'était déjà ça de gagné...
[Toc] - [Toc] - [Toc]
La pendule n'a pas eu l'air d'apprécier.

*

(5.9.5)

« Tous les grands parlent aux objets ? »
Franchement ? J'aurais préféré qu'il me demande de lui dessiner un mouton.
« Tu penses que je suis le seul dans mon cas ? »
Ça, c'est ce que j'appellerais : 1/ mauvaise foi personnifiée ; 2/ langue de bois - répondre à une question par une autre question, tout en mûrissant la meilleure réponse à apporter à la question...
Pendant qu'il cogitait, j'ai noyé le poisson, de façon à me fondre dans la masse :
« Tu n'as jamais vu d'adulte pester contre une machine à café, gifler une télévision, lutter à bras le corps avec un lave-vaisselle, bombarder de gros mots un ordinateur...?
- Si... Mais...
- Secouer un frigo, shooter dans un pneu de sa voiture, cogner un distributeur de billets...?
- Si... »
[...] - [...] - [...]
Et toc ! Je venais de couper la chique à la pendule ! Trois points pour moi ! D'un seul coup d'un seul ! Il ne me restait plus qu'à lui river son clou, qu'à porter l'estocade !

*

(5.11.7)

La foutue mécanique battait de ses ailes de géant -
[Toctoc] - [...] - [Tictoc] -
- détraquée au point de...donner l'heure juste ?
Incroyable ! Victoire quasi totale, confirmée d'un rapide coup d'oeil à ma montre à quartz - dépourvue d'aiguilles, cela va de soi !
J'ai adopté la précision d'un sniper, et balancé une nouvelle rafale - pas question de laisser le « machin » accroché au mur reprendre l'avantage !
« Insulter un paquet de café refusant de s'ouvrir, engueuler une boite d'œufs pour la même raison, râler contre une plaquette de beurre trop dure, secouer le combiné du téléphone pour que le correspondant décroche...?
- Si.
- Et bien moi, je parle à la pendule. Tu saisis ?
- Ben… Oui. »
La voix de mon fils disait clairement que, pour me comprendre, il n'en désapprouvait pas moins ces comportements puérils. Tout à ma joie, je n'ai guère prêté attention au message muet qu'il m'adressait : je parle peut-être à mes jouets, mais moi, c'est parce que je joue !
(6.12.00)
Cette fois-ci...
[06:00:01]
Yes !
Ma Casio™ entérinait ma supériorité avec juste l'infime seconde d'écart qu'il m'avait fallu pour quitter la pendule des yeux et regarder ma montre. Je me suis levé d'un bond, poing brandi en Kroutchef :
« Je t'ai eu, saleté ! T'es finie ! Foutue ! Coincée ! »
J'ai repris mon souffle - aucun [Toc] n'a retenti : quel pied ! - avant de repartir de plus belle :
« Tu fais moins la fière, maintenant ! Alors ? On réalise qu'on n'est pas à la ôte-heure, même de là-haut ? Plus dure sera la chute, pas vrai ?
- Papa ?
- Tu ne trouves rien à répondre, foutue mécanique ? Où sont passés tes [Toc] et tes [Tic] systématiques ? Ton air supériheure ?
- Papa...
- Te battre n'était rien d'autre qu'une question de temps, tu aurais dû le savoir ! Comme quoi on a raison de dire que les cordonniers...
- PAPA ! »
J'ai sursauté -
[cligne]-[cligne]
- puis mon rythme cardiaque a repris son pas d'homme tranquille.
[Tchomp/Tchomp] - [Tchomp/Tchomp]
«Qu'est-ce qui se passe, biquet ?
- Y'a Maman qui te regarde... »
Avis de tempête, me suis-je dit.

*

« Tu peux me dire ce que vous fabriquez, tous les deux ? On entend que vous dans toute la maison !
- C'est Papa qui...
(Toi aussi, mon fils ? ai-je Césaré tandis que mon épouse voltefaçait)
- Et que fait ton fils debout alors qu'il devrait dormir...?
- …
- Surtout à cette heure ! »
Son index tendu désignait la foutue mécanique ironique trônant au mur.
[Toc] - [...] - [Toc]
Mes poils des bras se sont hérissés sous la force centrifuge d'une hola glaciale.
(6.12.4)
C'était reparti pour un tour…
Tempus fuck it, foutue mécanique !

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