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Illustration: Le défi. Conte de noël contemporain - Keila Silion

Le défi. Conte de noël contemporain

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Lu par Sabine
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Musique : Thatched Villagers: http://incompetech.com/music/royalty-free/
Illustration: chute de neige et nain.Pixabay.com




Keila Silion 

Keila est lauréate du concours « Écrire un conte de noël » de l'association J'attends donc je lis. (Où elle a gagné de nombreux prix d'écriture!)

Keila Silion est née en 1975 dans une petite ville de la région du Cher.

« Écrire est un choix mais bien souvent ce sont les mots qui nous choisissent. Bienvenue dans mon univers ! »

Retrouvez l'univers de Keila Silion: http://contis.over-blog.com/


 


Le défi


 


Il y a fort longtemps dans une contrée lointaine près des montagnes bleues vivait un peuple mythique. Les nains étaient toujours de bonne humeur et ne rechignaient jamais devant une tâche ingrate.


 


Guillerets et robustes travailleurs, ils possédaient de grandes richesses qu'ils tiraient de leurs mines en dessous de la vallée.


 


Leurs habitations troglodytiques ressemblaient à de petits trous. Mais ce n'était pas des petits trous désagréables. Sans être d'allures somptueuses leurs logis n'en demeuraient pas moins soignés.


 


Oldor Valek était l'un de cela, mais bien qu'il soit indéniablement un nain, sa ressemblance avec les autres membres de sa communauté s'arrêtait là. Dès qu'il considéra sa barbe tressée suffisamment fournie il décida de délaisser le tablier de cuir traditionnel et le casque clouté de son clan pour arborer sans retenue une petite veste feutrée et un chapeau confectionné dans la même matière.


 


Qu'il vente, qu'il pleuve ou que le soleil inonde la vallée on pouvait l'apercevoir une loupe à la main, faisant des kilomètres à la recherche d'objets perdus. C'était un rêve de jeunes nains qui se concrétisa vers l'âge honorable de 75 ans.


 


Il serait enquêteur ou il ne s'appelait plus Oldor Valek!


 


C'est ainsi que le petit apprenti détective entama sa nouvelle carrière et chaque fois qu'il retrouvait un objet son cœur bondissait de joie. Ce qui le réjouissait le plus c'était la générosité des membres de son clan à son égard.


 


Cela pouvait se traduire par des pièces d'or ou d'argent en passant par des vêtements. Mais le plus souvent les propriétaires étaient tellement heureux de revoir leurs biens, qu'ils tendaient avec hardiesse un sac rempli de délicieuses victuailles à Oldor qui avait la réputation d'être un redoutable bec fin.


 


Et c'est en découvrant l'abondance des sourires s'afficher progressivement derrière toutes ces barbes qu'il se disait qu'aucune pierre au monde ne valait ce simple plaisir.


 


Mais ses affaires, aussi fructueuses soient-elles, tournaient toujours au rythme des saisons. Décembre arriva rapidement et Oldor regardait souvent le ciel de la vallée des montagnes bleues en espérant que Vindalf, le nain envoyé par les dieux, soit en retard pour son éternel besogne.


 


Malheureusement ses espoirs restaient vains et il lui suffisait de coller son nez en forme de potimarron sur la vitre givrée de son hublot pour en être convaincu.


 


Car la nature sereine se transformait et se drapait gracieusement de son manteau blanc. Recouverte de flocons elle entamait son cycle de longs songes hivernal.


 


Alors Oldor laissait échapper une suite de petits soupirs qui disparaissait aussitôt dans sa longue barbe. Mécontent il rajoutait en rouspétant à voix haute:


 


— Par Odin ils sont tellement occupés à vaquer à leurs occupations qu'ils en oublient de perdre des choses!


 


L'hiver causait bien des contrariétés à ce pauvre Oldor. Tristement il se mit de nouveau à soupirer bruyamment et s'éloigna du hublot.


 


Il décida alors de se remonter le moral avec une bonne tasse de glu chaude. Il avait un sac bourré de gui séché suspendu par un petit crochet dans sa cuisine. Il passa devant son instrument de musique sans lui jeter le moindre regard: même son âme de musicien s'était envolé, l'envie de jouer de l'enclume l'avait quitté. C'était comme si la neige avait enveloppé totalement son être avant d'inonder les terres opulentes de sa bien-aimée vallée.


 


Tranquillement il retourna au salon et à l'aide d'une bogna alluma sa cheminée lorsque soudain il perçut un vent glacial traversé la pièce et des pas. Figé par la peur, il fixa la porte dont le loquet avait pourtant bien été mis. Mais la voix familière qui s'adressa à lui dissipa toutes ses craintes comme par magie.


 


— Par Odin ne serait-ce pas mon cher cousin Ludo?


 


Les lutins aimaient faire des plaisanteries. Ludo administrateur du souverain des neiges ne dérogeait pas à cette règle. Bien au contraire pitreries, turlupinades, sottises, malices faisaient la réputation des lutins et de leur enjouement constant. Il n'y avait aucun doute possible ces petits garnements étaient tombés dans la joyeuseté dès leurs plus jeunes âges.


 


Pourtant, après les premières effusions de joie, Oldor remarqua qu'une ombre d'anxiété voilait le visage de Ludo. Une expression qui ne s'était jamais manifesté chez lui auparavant et qui aiguisait terriblement la curiosité d'Oldor. Le nain réfréna les questions qui lui passaient par la tête et avec convivialité proposa au lutin une bonne tasse de glu. L'heure devait être grave pour que son cousin décide de se téléporter dans sa petite maisonnée.


 


En général ses visites se faisaient régulièrement après décembre.


 


Car il faut dire que ces petites créatures ne chômaient jamais: prendre soin des rennes, garder le traîneau, établir la liste des cadeaux, n'omettre aucune lettre des enfants afin que le souverain du royaume des neiges soit prêt le jour j.


 


Un travail titanesque dont les lutins s'acquittaient admirablement. Après deux gorgées de ce savoureux breuvage, Ludo décida d'éclairer son cousin sur cette visite impromptue :


 


— J'ai besoin de tes services mon cher Oldor, dit enfin Ludo, qui avait du mal


 


à rester quiet sur son palanquin.


 


Oldor n'en croyait pas ses longues oreilles pointues. Á son tour, nerveux, il


 


faillit se lever mais se retint et tenta de garder une attitude professionnelle.


 


— Mais assurément mon cher cousin que puis-je faire pour toi?


 


— Venir avec moi au royaume des neiges sinon je suis perdu. Puis il marqua


 


une pause et rajouta: nous sommes tous perdus.


 


Oldor regarda fixement Ludo. Quelque chose le préoccupait c'était certain: sa


 


tristesse et son désespoir n'étaient pas feints. Mais il voulait en savoir plus et


 


puis surtout l'idée de partir l'effrayait un peu. Il n'avait jamais été plus loin


 


que le mont Gundabad!


 


Il le questionna de nouveau :


 


— Est-ce si grave que cela?


 


— Pire!


 


— Pire que grave? ironisa Oldor.


 


Après tout Ludo n'avait peut-être pas renoncé aux blagues, mais ce dernier s'expliqua enfin.


 


— Pire que grave parce que j'ai égaré le cristal.


 


Oldor fronça les sourcils.


 


— Je ne savais pas que tu collectionnais les minerais toi aussi.


 


Ludo se leva et trépigna sur place.


 


— Non! Non et non, ce n'est pas mon cristal mais celui de notre souverain.


 


Et je l'ai lamentablement égaré.


 


Cette confidence divulguée à voix haute secoua le petit lutin heureux de s'être


 


enfin libéré d'un lourd secret. Cela faisait plusieurs jours déjà qu'il ne dormait


 


plus, épuisé il s'effondra sur son palanquin.


 


Oldor se précipita et le rassura :


 


— Ne te mets pas dans cet état Ludo, je suis sûr qu'il y a un moyen de retrouver ce cristal.


 


Ludo renifla bruyamment et d'un air abattu continua :


 


— Si je ne retrouve pas le cristal magique il n'y aura plus jamais de Noël.


 


— Magique? s'exclama Oldor.


 


Ludo écarquilla ses deux petites billes noires.


 


— Évidemment. Grâce au cristal, le souverain des neiges se multiplie et peut distribuer les cadeaux aux enfants du monde entier. Son pouvoir n'opère qu'une seule nuit celle du 24 décembre. J'en ai la garde et sa cachette change tous les ans.


 


— Où était-il entreposé cette année? questionna Oldor.


 


— Dans notre atelier caché au fond d'une malle.


 


— Mais alors tout le monde y avait accès, dit Oldor.


 


Ludo eut peur de comprendre l'allusion et rétorqua :


 


— Je t'arrête mon cousin. Il n'y a pas de brigands chez les lutins. Aucun


 


d'entre eux n'aurait eu l'audace d'y toucher.


 


Oldor émit un petit sourire. Les nains étaient attirés par les pierres pourquoi les lutins dérogeraient-ils à cette règle? Ne serait-ce que pour faire une farce?


 


— Il y a un charme sur le cristal. Il est uniquement visible aux yeux du souverain et de son gardien.


 


Le sourire d'Oldor s'estompa à l'énonciation de la réponse.


 


— Je vois. Cela complique les recherches. Mais la bonne nouvelle c'est que cela écarte définitivement les autres lutins comme suspects potentiels.


 


— Et le souverain des neiges, ajouta Ludo.


 


Oldor faillit lâcher une autre gausserie mais s'abstint. L'instant était suffisamment grave. Il avait besoin de réfléchir. Son regard dériva dans la pièce jusqu'à ce que ses yeux trouvent l'objet qu'il convoitait. Sa pipe n'était pas très loin, posée sur la table. En la prenant entre ses doigts rondelets il ne pouvait s'empêcher de penser que le temps jouait contre eux.


 


Pour la première fois Oldor n'était pas certain d'être à la hauteur. Les indices restaient minces. Et tout portait à croire que le cristal s'était volatilisé de l'atelier comme par enchantement.


 


« La magie est la clé de l'énigme, » songea-t-il dans son for intérieur, en déposant le tabac dans le fourneau de sa pipe soigneusement pour ne pas trop le tasser. Son flair de détective ne se trompait jamais, il tapa légèrement sur la tête de sa pipe sans exercer de pression et l'alluma. Bientôt des cercles vaporeux flottèrent au -dessus de sa tête. Cette fauche était mystérieuse mais pas inexplicable. Et une idée lui traversa l'esprit. Parfois il suffisait qu'une fumée en dissipe une autre.


 


Faisant face à Ludo il lui demanda :


 


— Qui à l'exception du souverain et des lutins possède des pouvoirs?


 


Ludo se grattait la tête à la recherche d'une réponse convenable mais visiblement il était incapable d'en fournir une. Devant cet interminable silence, Oldor avança une autre question même si cela devait choquer son cousin :


 


— Votre souverain a - t - il des ennemis?


 


Ludo semblait sincèrement offusquer.:


 


— Ennemis? Notre souverain?


 


Son ton monta.


 


— Je suis à son service depuis plus de trois cents ans et je n'ai jamais été le témoin d'une querelle.


 


Mais soudain sa bouche resta ouverte comme s'il se souvenait d'un événement.


 


— Ludo? Que se passe-t-il?


 


— Gémar...


 


Oldor fronça les sourcils.


 


— Qui est Gémar?


 


— Nyr doch!


 


Apparemment, vu le ton employé par Ludo, ce n'était pas un compliment.


 


Oldor classa ce dénommé Gémar automatiquement dans la catégorie des ennemis potentiels. Satisfait des premiers indices, l'enquête prenait tournure


 


finalement.


 


— Gémar est l'assistant, enfin... je devrais dire « le pitoyable acolyte » du frère du souverain. Ils vivent en exilés de notre village "Arktos ", aux confins des


 


banquises et des glaciers.


 


— Pourquoi un tel éloignement?


 


— Parce que Krampus a juré la chute du règne de notre bien aimé souverain.


 


Il y a bien longtemps ils œuvraient de concert. Notre souverain donnait des


 


cadeaux aux enfants sages et Krampus s'occupait des plus vilains. Mais un


 


jour ils eurent un terrible désaccord. Krampus s'en alla en compagnie de


 


Gémar.


 


Parfois ce dernier vient nous rendre visite.


 


— Pourquoi?


 


— Parce que Krampus est un sinistre personnage et qu'il le traite horriblement


 


mal. La dernière fois qu'il est passé, il n'avait pas mangé depuis des jours.


 


Oldor était horrifié et éprouvait de la pitié pour Gémar.


 


Comment pouvait-on accepter d'être maltraité ainsi? C'était incompréhensible.


 


— Krampus est malin, il use de stratagèmes maléfiques et sait faire preuve de


 


gentillesse lorsqu'elle peut lui servir.


 


Il haussa les épaules avant de rajouter:


 


— Et Gémar en fait les frais. Nous avons tenté de le raisonner mais nous n'avons jamais réussi. Même notre souverain n'y est pas parvenu.


 


— Si j'ai bien compris Gémar est venu à l'atelier. Vous lui avez donné de quoi


 


se sustenter et il n'a touché à rien.


 


— Je crois oui.


 


— Es-tu resté à côté de lui?


 


— Franchement non j'avais beaucoup trop de cadeaux à enrubanner. Je le


 


regardais de temps en temps, mais je n'avais pas les yeux fixés sur lui. Tu


 


penses que...


 


Oldor dodelina de la tête.


 


— J'en suis certain.


 


Ludo ne comprenait pas.


 


— Tu m'as bien dit que Krampus usait de maléfices, n'est-ce pas?


 


Ludo fit un signe affirmatif.


 


— Je pense qu'il a utilisé votre générosité envers Gémar pour mener à bien


 


son méfait.


 


— Mais comment?


 


— Grâce à ces maléfices. Ses pouvoirs doivent être immenses. Dommage


 


qu'il ne les utilise pas pour faire le bien autour de lui.


 


Ludo soupira en guise d'approbation.


 


— Mais alors? Je dois prévenir notre souverain! Je n'ai pas perdu le cristal!


 


Ludo sauta de son palanquin et tourna autour entamant une joyeuse danse. Ragaillardi, il se dressa droit comme un i et claqua des doigts. Oldor comprit un peu tardivement qu'il avait été le témoin d'une téléportation.


 


Il croisa les bras, fort déçu de ne pas avoir été remercié et surtout que son cousin ne lui adresse même pas un simple "au revoir ". Mais bientôt ce dernier réapparu dans la pièce, accompagné d'un vent glacial. Celui-là même qui avait causé tant de sueurs froides à Oldor quelques heures auparavant.


 


L' administrateur du souverain tenait dans ses mains une boîte enrubannée. Au- dessus, Oldor pouvait y lire son nom en lettrines nacrées.


 


Ému, il articula :


 


— C'est pour moi?


 


Ludo avait retrouvé son enthousiasme d'antan et donna une accolade chaleureuse sur l'épaule de son cousin.


 


— Bien sûr grand nigaud. Avec les remerciements du souverain des neiges et de ses lutins. Merci de ton aide sans toi le cristal et Noël étaient perdus.


 


— Dis moi qu'est-il arrivé à Gémar et Krampus?


 


— Tout ce que je peux te dire c'est que cette histoire a été l'histoire de trop. Krampus est banni du royaume et de ses environs pour un bon moment.


 


— Et Gémar?


 


— Le souverain lui a accordé une seconde chance. Nous sommes prêts à l'accueillir parmi nous. C'est un des nôtres après tout.


 


Oldor était satisfait d'avoir pu résoudre cette enquête. Finalement, cette année, l'hiver ne lui avait pas apporté que son lot de contrariétés. Qui sait? Peut-être qu'un jour il parcourrait les vastes étendues de glace du Pôle Nord... Il imaginait le village d'Arktos plonger entre le rêve et la réalité. Avec sa surface lisse, baignant dans une lumière diaprée que le ciel polaire laissait filtrer comme une bénédiction sur le sol givré.


 


Son cadeau dans les bras, il se demandait ce que cela pouvait bien être. Un nouveau mystère, mais qui devra attendre le 25 décembre pour être résolu cette fois-ci.


 

Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons. Creative Commons License

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