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MON éCRITURE, QUêTE UTOPIQUE

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Musique : Daniel Luttringer - Estryma





Texte ou Biographie de l'auteur


Alambic métallique
Vapeurs éthyliques
Délire morphinique
Voyage galactique
Visions oniriques
Tableau synoptique
Inspiration féerique
Aux rythmes frénétiques
De rites chamaniques et
Musiques hypnotiques
Enivrement chimique
Formules magiques
Danses hiératiques et pieux viatique
Dans un lieu mythique seul connu des dieux et bienheureux
Folle sarabande dans une lande où,
Nymphe, naïade, gypsy, fille de caïd ou Danaïde
La lascive Zénaïde se lance et danse autour d'un brasero,
Invoquant la fée des mots, les génies, le Tout-Haut.
Tam tam entêtant, fifre lancinant,
Telle un serpent ondoyant, ondulant, louvoyant et chavirant
Dans son ivresse, de ses caresses, priant et implorant pour qu'enfin cesse la
détresse des mots qui, toujours en laisse, blessent.

Cas clinique et problématique
D'une inspiration ascétique qui,
Se rêvant esthétique, séraphique ou christique,
N'est que famélique et squelettique, tragi comique.
A l'encre sympathique et pourtant pathétique,
Une écriture automatique, symbolique et syllabique
Aux vers acrobatiques, rimes élastiques,

Prose anémique et souvenirs amnésiques.
Réalité emblématique de mots symptomatiques
D'appels et de cris mutiques
De maux iniques et tragiques.
Réalité fantomatique
Rêves idylliques
Désirs archaïques
Voeux héroïques
Souhaits cosmiques
Soupirs laconiques...
Déception flegmatique d'une écriture qui jamais ne sera fantastique,
charismatique, iconique ou simplement et joliment poétique !
Conclusion fatidique d'un regard prophétique
Sur le talent chimérique d'une écriture testament,
Écriture excrément où les mots de Dieu en feu vertueux ne sont que vains
vœux perdus dans des textes verbeux au sens charbonneux...
Le fléau de ces mots reçus en cadeaux si beaux devenus fredaines ou
calembredaines...
Mon écriture se triture et se biture jusqu'à la flétrissure et éternelles blessures
jetées en pâture et anathème, blasphème ou chrysanthème
A mes anges cicérones veillants sur mon dernier automne.
Qu'ils me pardonnent, fredonnent, chantonnent et entonnent,
A chaque seconde féconde faconde,
Les mots bénis, les mots fleuris
Qui de la vie font l' infinie poésie !

Claryssandre. 25 septembre 2022





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