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L'éTOILE DE NOëL

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Musique : TRG_Banks_A_Christmas_ball dom public https://freemusicarchive.org/music/TRG_Banks/TRG_Banks_Christmas_Album/

 Illustration: https://pixabay.com/ Domaine public





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L'étoile de Noël


Sabine HUCHON


***


Histoire pour les enfants


 


***


 


Samedi dernier, je jouais tranquillement à la marchande avec ma petite soeur Léa, dans notre chambre, quand maman nous a appelées, du bas de l'escalier :


— Aurélie, Léa ! Descendez vous habiller. On va acheter le sapin de Noël.


Léa chantait tout fort :


— Mon beau sapin, roi des forêts...Waouh !


Et moi je ne pouvais plus m'arrêter de danser tellement j'étais contente !


 


Le sapin qu'on a choisi était si grand qu'il dépassait papa. On l'a installé dans le salon.


— Pas trop prêt de la cheminée, a dit papa en fronçant les sourcils. Il ne faudrait pas qu'il prenne feu.


Maman avait déjà remonté de la cave un gros carton avec les boules, et un autre plus petit avec les guirlandes. Elle a accroché les décorations du haut, moi j'ai mis celles du milieu, et Léa a accroché celles tout en bas.


Puis papa s'est approché.


— A mon tour, a-t-il dit. Je vais installer les guirlandes électriques.


— C'est quoi les guirlandes étriques ? a demandé Léa.


On a tous rigolé. C'est maman qui lui a expliqué :


— Les guirlandes é-lec-tri-ques. Ce sont celles qui font de la lumière.


 


Avec les guirlandes de lumière notre sapin était encore plus beau. Dans le carton nous avions trouvé des boules de toutes les formes : des petits traîneaux du père Noël, des mini-bottes, et même des anges avec des ailes. On a déniché aussi des boules blanches recouvertes de fausse neige. On aurait cru des boules de neige pour de vrai.


Papa est alors monté sur l'escabeau et nous a demandé :


— Passez-moi la grande étoile, que je la suspende tout là-haut.


Mais maman a répondu :


— Je veux bien, seulement il n'y a plus rien dans les cartons...


 


Catastrophe ! On avait perdu la grande étoile du sapin de Noël.


 


Déjà Léa avait les larmes aux yeux, et moi je ne pouvais même plus prononcer un mot.


 


— Venez, les filles, proposa maman. On va chercher dans la cave. Elle ne s'est pas envolée, cette étoile.


Moi je n'aime pas beaucoup aller à la cave. Il y fait un peu noir. Alors j'ai répondu à maman. :


— Je vais vous attendre ici avec papa.


Léa s'est moqué de moi :


— Trouillarde, trouillarde, Lili est une trouillarde.


— Pas du tout. Je suis juste fatiguée.


— Trouillarde, trouillarde.


— J'ai pas la trouille, j'ai sept ans ! Regarde, j'y vais avant toi.


J'avoue que j'ai dû rassembler tout mon courage, mais je suis passée devant Léa. Enfin... derrière maman, quand-même.


On a cherché partout, partout. Maman a fouillé sur toutes les étagères et dans toutes les malles. Que de vielles choses : des vieux habits tout chiffonnés, des livres couverts de poussière, des bibelots cassés, des poupées de chiffons qui n'avaient plus de couleurs. Et toujours pas d'étoile.


 


Soudain Léa a montré quelque chose sur une vieille chaise :


— C'est une étoile, ça !


— Ce n'est pas une étoile de Noël, c'est une étoile de mer toute dure, toute desséchée, lui ai-je répondu.


— Ce n'est pas si bête que ça, a dit maman. J'ai une idée. Remontons cette étoile.


 


Dans la cuisine maman a recouvert la table de vieux journaux, a posé l'étoile dessus, et elle l'a peinte avec de la peinture en or ! Puis elle a collé plein de paillettes. L'étoile était magnifique.


— Maman, tu es une vraie fée magicienne, lui ai-je murmuré à l'oreille en l'embrassant.


— Et voilà ! Maintenant il faut attendre une heure pour que la peinture et la colle soient bien sèches.


— Une heure entière ! Oh, non, je m'ennuie déjà, ai-je soupiré.


Maman nous a fait un clin d'oeil.


— Si on faisait des truffes au chocolat ?


Léa et moi, on s'en léchait les babines d'avance.


Quand les truffes furent terminées, nous les avons disposées sur un napperon en dentelle de papier que maman avait mis sur une grande assiette.


Papa a demandé :


— La peinture est sèche ? Je peux accrocher l'étoile ?


— Ouiiiiii...


 


Qu'il était fier, notre grand sapin avec sa belle étoile toute brillante. On s'est tous installés dans le salon pour mieux le regarder, et on a mangé toutes les truffes.


A ce moment papa s'est écrié :


— Regardez par la fenêtre, les filles !


Les premiers flocons de neige commençaient à tomber.


 


Vivement le jour du père Noël !


 



Source: http://petiteshistoirespourlesenfants.unblog.fr/

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