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LE FAR DU DIABLE, LE TRéSOR DE L'ARRéE ET LE GRAND AMOUR

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Image: La noce de pierres photo de Pymouss sur wikipédia

Musique : Bela Bartok Papalin : Romanian Christmas Carols, Sz. 57 (For Recorders - Papalin)

https://musopen.org/music/4146-romanian-christmas-carols-sz-57/

Romanian Folk Dances, Sz. 56 - II. Braul. Allegro (For Recorders - Papalin)

Romanian Folk Dances, Sz. 56 - I. Joc cu bata. Allegro moderato (For Recorders - Papalin)

Romanian Folk Dances, Sz. 56 - III. Pê-loc. Andante (For Recorders - Papalin)

Romanian Folk Dances, Sz. 56 - V. Poarga romaneasca. Allegro (For Recorders - Papalin)

Romanian Folk Dances, Sz. 56 - IV. Buciumeana. Moderato (For Recorders - Papalin)

Romanian Folk Dances, Sz. 56 - VI. Maruntel. Allegro (For Recorders - Papalin)

https://musopen.org/music/43253-romanian-folk-dances-sz-56/

Glen W. Prillaman: Dance No. 1

https://musopen.org/music/4147-2-romanian-folk-dances-op-8a/

Gabriel Fauré: https://musopen.org/music/515-fantaisie-op-79/

Lydia J. Roth : Fantaisie, Op. 79 - Allegro






Texte ou Biographie de l'auteur

Le Far du Diable, le trésor de l'Arrée et le Grand Amour Terre du Milieu, oubliée par les anges et les dieux, peuplée de fées et de korrigans, l'Arrée est si pauvre que le schiste, le grès et le granite y poussent en abondance, s'épanouissent à fleur des landes rases et prospèrent en éperons émoussés par les vents. Dans ce riant paysage, on murmure que les villages des sommets, de Trédudon à Botmeur, n'eurent jamais assez d'herbe pour élever un boeuf de boucherie, ni assez de froment pour engraisser un descendant des Rohans. Mais, soyons honnête, si les gens du pays ont longtemps manqué de blé et de bestiaux, ils auraient pu grâce à tous ces cailloux bâtir des châteaux en Espagne... ou tailler des statues gigantesques. Au pied du mont Saint-Michel-de-Brasparts, sur les flancs roussis de fougères et empourprés de bruyère, se trouvait une rangée d'étranges pierres debout, appelée An Eured Vein ou Noce de Pierres, jetée là par quelque korrigan effronté ou géant facétieux. Personne n'y traînait trop car on murmurait que maléfices et sortilèges y tournoyaient dans la brume. La proximité du Yeun Elez incitait par ailleurs à la plus grande prudence, ce dont témoigne d'ailleurs Anatole Le Braz dans sa Légende de la Mort : « Lorsqu'on arrive au coeur du Yeun, on se trouve devant une plaque verdâtre, d'un abord dangereux et de mine traîtresse, dont les gens du pays prétendent qu'on n'a jamais pu sonder la profondeur. C'est la porte des ténèbres, le vestibule sinistre de l'inconnu, le trou béant par lequel on précipite les « conjurés ». Cette flaque est appelée le Youdig (la petite bouillie) : parfois son eau se met à bouillir. Malheur à qui s'y pencherait à cet instant : il serait saisi, entraîné, englouti par les puissances invisibles. » Sur le bord du Yeun Elez, non loin, vivait un impécunieux et sombre paysan qui passait pourtant pour le plus riche du canton, c'est dire si les autres étaient plongés dans une pauvreté crasse. Tous les ans, il tuait et salait un cochon maigrelet, moissonnait son content de blé noir et mangeait de la soupe presque à sa faim. Comble du luxe sur ces terres ingrates, il se faisait faire tous les ans une paire de sabots neufs ainsi qu'à sa bien jolie jeune soeur avec qui il vivait seul depuis si longtemps que personne n'avait le souvenir d'avoir jamais connu leurs parents. Aussi, passaient-ils tous deux pour fiers dans le pays. Le frère aîné laborieux et taciturne refusait d'ailleurs systématiquement la main de sa soeur aux prétendants qui, pourtant, ne manquaient pas dans le canton tant le minois de la demoiselle alimentait tous les fantasmes à mille lieues à la ronde. Parmi eux, se trouvait un brave jeune travailleur, qui louait ses bras dans toutes les fermes de l'Arrée, fort joli garçon -mais la beauté, dit-on, ne se mange pas en salade- et qui n'avait apporté pour légitime, en venant dans le monde, que sa droiture et sa bonne volonté. La jeune soeur du riche paysan de l'Arrée, silencieuse, couvait pourtant des yeux ce bel indigent qui, devant le refus irrévocable du frère aîné et n'osant, pour tout dire, passer outre par respect pour les usages et la belle, en était donc réduit à la dévorer du regard à la dérobée. Arriva cette année-là, sans grande surprise et comme les autres années, la nuit de Noël. Comme les autres années, tous les gens de la ferme se trouvèrent réunis dès le crépuscule, et, avec eux, les indigents alentours dont notre amoureux transi. Les maîtres de la maison, qui voulaient montrer leur grand coeur et faire profiter de leur fortune, avaient préparé un kig ha farz de lard, d'andouille et de légumes, avec un far noir brujuné accompagné d'un lipig apprécié des beg lipous, festin qu'un farz kokelenn de froment au miel d'ajonc -estocade finale- allait clore. Alors que tous les yeux étaient tournés vers le foyer généreux, sauf ceux des deux épris qui échangeaient à la dérobée des regards embrasés, voilà qu'au moment où les bancs étaient près de la table et les cuillers de bois plantées en rond dans la marmite, un vieil homme poussa brusquement la porte et souhaita bon appétit à tout le monde... C'était un pauvre hère, mi herboriste, mi mendiant, dont les honnêtes gens se méfiaient, l'accusant sous cape de mille maux, notamment de jeter des sorts, de défier les fées, de tutoyer les korrigans et de fournir des herbes psychotropes et mydriatiques aux lutteurs de gouren de l'Arrée -ce qui d'ailleurs, pour ce dernier point, n'était pas loin de la vérité, mais c'est une autre histoire-. Avec effroi, dans tout le pays, les grands-parents affirmaient à leurs petits-enfants terrifiés, le soir à la veillée, que cet étrange personnage avait le pouvoir de se transformer en gobelin à volonté. Encore aujourd'hui, on manque de preuve même si, murmure-t-on, il n'y a pas de fumée sans feu. Mais on était là à la veillée de Noël et le fermier, surmontant le trouble de chacun, lui permit de s'approcher du foyer, lui fit donner un escabeau à trois pieds et une écuelle généreusement garnie. Quand le sorcier -car s'en était un à l'évidence- eut fini de manger, il demanda à se coucher, et on alla lui ouvrir l'étable où il n'y avait qu'un vieil âne pelé et un boeuf maigre. Le mendiant se coucha entre eux pour avoir chaud, en appuyant sa tête sur un sac de lande pilée. Les yeux mi-clos, il fit semblant de plonger dans le sommeil du Juste -qu'il n'était pas d'ailleurs-. Minuit sonna à la Chapelle Saint-Michel au sommet du mont. Le vieil âne secoua alors ses longues oreilles et se tourna vers le boeuf maigre. -Mon ami, comment vous portez-vous depuis la Noël dernière ? demanda-t-il d'un ton amical. -Hélas ! Douze mois ont passé, marmonna le vieux boeuf, et nous voilà encore plus perclus que l'an passé... Mais cette année est exceptionnelle et je m'en réjouis ! -Que va-t-il se passer ? demanda l'âne, qui avait notoirement une mémoire de poisson rouge. -Comment ? reprit le boeuf, ne savez-vous donc pas que, tous les cent ans, au Nouvel An, les pierres levées de la Noce de Pierres vont boire à la rivière Ellez et que, pendant ce temps, les trésors qu'elles cachent restent à découvert ? -Ah ! Mais vous dites vrai, je m'en souviens maintenant, interrompit l'âne, confus. Mais les pierres reviennent si vite à leur place, qu'il est impossible de les éviter et qu'elles vous écrasent si vous n'avez point, pour vous en préserver, une touffe de poils noirs et blancs d'une hermine empaquetée dans le coeur d'une fleur d'asphodèle d'Arrondeau, précisa sentencieusement l'âne qui avait recouvré la mémoire. -N'oubliez pas, mon cher ami, le reprit le boeuf, un brin agacé par l'imprécision crasse de son voisin d'étable, que les trésors emportés tombent en poussière éparpillés par un vent maléfique si l'on ne donne en retour une âme amoureuse : il faut le sacrifice d'un Grand Amour pour que le démon vous laisse jouir en repos des richesses de l'Arrée. Le mendiant, qui se trouvait bien sûr là à dessein, ne perdait pas une miette de cette conversation qu'il attendait depuis près de cent longues années. Bien cher stupide bétail, songea-t-il, in petto, grâce à vous, me voilà bientôt plus riche et plus puissant que tous les magiciens et que toutes les fées de l'Arrée ! Patience et longueur de temps... A l'aurore, blanche et glacée, il battait déjà la campagne à la recherche d'une asphodèle d'Arrondeau et d'une imprudente blanche hermine porteuse d'un toupet noir. Autant dire que ce n'était pas gagné pour la fleur d'Asphodèle car on était tout de même fin décembre. Mais notre odieux personnage, qui était, on l'a dit, botaniste avisé et sorcier affûté, avait plus d'un tour dans son sac. Il s'enfonça résolument dans le Yeun Elez, réchauffant l'air et la terre par ici à l'aide d'un sortilège et capturant une innocente hermine à l'aide d'un filet à papillon ensorcelé. Toujours est-il qu'il reparut dans la lande rase des Noces de Pierres, à la fin du jour de la saint-Sylvestre, avec la figure d'une belette qui a trouvé le chemin du colombier. Comme il passait sur la lande, il aperçut le jeune amoureux occupé à frapper avec un marteau pointu contre la plus haute des pierres. — Que faites-vous donc ici ! s'étonna le sorcier. — Je suis malheureux comme ces pierres, répondit-il, tournant vers l'importun son regard triste. Et j'ai pensé que si je traçais un coeur amoureux sur une des pierres maudites, je ferais une chose agréable aux fées. Peut-être entendraient-elles ma peine. — N'auriez-vous point quelque chose à leur confier concernant la si belle jeune fille que je vous ai vu dévorer des yeux à la Noël alors que tout le monde se régalait de kig-ha-farz et de farz kokelenn ? susurra perfidement le mendiant. Stupéfait, le feu aux joues, le jeune paysan énamouré le regarda les yeux écarquillés. — Vous, vous avez remarqué cela quand son frère ne voit rien de la sincérité et de la pureté de ce Grand Amour qui me dévore? s'étonna-t-il, douloureusement. Malheureusement, ma pauvreté me condamne au désespoir et à la solitude. Elle me cloue sur place, sur une chaise bancale: je n'ai le droit ni de me lever, ni d'aller voir ailleurs, ne d'aimer ma mie. Comme une spirale de malédiction. — Et si je te faisais avoir plus de louis d'or que le frère de ton grand amour ne possède de réales ? dit le sorcier à mi-voix. — Vous ? Mais, qu'exigeriez-vous de moi en contrepartie ? — Rien qu'un souvenir dans tes yeux amoureux. — Ainsi, il n'y aurait pas besoin de compromettre mes valeurs, mes croyances, mon intégrité ? — Il n'y aurait besoin que de courage. — Alors, dites-moi ce qu'il faut faire ! s'enflamma le jeune homme, en laissant tomber son marteau, je suis prêt, car j'ai moins de goût à vivre qu'à aimer. Le mendiant alors lui confia, sous le sceau du secret, comment, cette nuit, les trésors légendaires de la lande seraient tous à découvert, mais en omettant toutefois de citer le moyen d'éviter les pierres au moment de leur retour. Se retirant à l'abri des bruyères et des ajoncs, non loin de la Noce de Pierres, ils patientèrent donc tous les deux, assis sur les talons. — Allons, dit le sorcier, pensez à ce que vous ferez quand vous aurez à discrétion l'argent, l'or et les pierreries. — Quand j'aurai l'argent à discrétion, je donnerai à ma douce amoureuse tout ce qu'elle souhaite et tout ce qu'elle a souhaité, depuis la toile jusqu'à la soie, depuis le pain jusqu'aux oranges. — Et quand vous aurez l'or à volonté ? ajouta le sorcier. — Quand j'aurai l'or à volonté, reprit le garçon, je ferai riches tous les parents de mon amoureuse et tous les amis de ses parents jusqu'aux dernières limites du bout du monde. — Et quand vous aurez enfin les pierreries à foison ? acheva le vieil homme. — Alors, s'écria le jeune homme, je ferai tous les hommes de la terre riches et heureux, et je leur dirai que c'est ma belle amoureuse qui l'a voulu. Minuit arriva dans le froid glacé qui s'ouvrait sur janvier. À l'instant même, il se fit un grand bruit sur la lande et l'on vit, à la clarté des étoiles, toutes les grandes pierres quitter lourdement leurs places et s'élancer vers le Yeun Elez. Elles descendaient le long du coteau en froissant la terre, en se heurtant comme une troupe de géants maladroits, et disparurent dans la nuit. Le mendiant se précipita alors vers la bruyère suivi du jeune homme. Aux places où s'élevaient un peu auparavant les grandes pierres, ils aperçurent des puits remplis d'or, d'argent et de pierreries qui montaient jusqu'au bord. La nuit engourdie de ce début janvier en fut illuminée. Le jeune paysan poussa un cri d'admiration; mais le sorcier se mit aussitôt à remplir de grands sacs, en prêtant l'oreille du côté de la rivière. Il finissait de charger le troisième, tandis que le jeune homme l'aidait, lorsqu'un murmure sourd comme celui d'un orage gronda au loin. Les pierres avaient fini de boire et revenaient prendre leurs places. Elles s'élançaient, filaient lourdement sur la lande, froissant la bruyère et brisant les ajoncs. -Nous sommes perdus! s'émut le jeune homme. -Non pas moi, se réjouit perfidement le sorcier, qui brandit son talisman de fleur d'asphodèle d'Arrondeau et de poils noirs et blancs d'hermine, car j'ai ici mon salut ! Mais il fallait aussi qu'un stupide amoureux perdît la vie pour m'assurer ces richesses! » L'armée de pierres arrivait : le diabolique ensorceleur présenta son bouquet magique et elle s'écarta à droite et à gauche pour se précipiter vers le jeune amoureux éperdu et perdu. Il se laissa tomber à genoux, ferma les yeux pour percevoir une dernière fois le souvenir charmant du visage de son Grand Amour. La grande pierre qui volait en tête s'arrêta tout à coup, et, bloquant le passage, se plaça devant lui, comme une barrière pour le protéger. Le jeune paysan, étonné, releva la tête, et reconnut la pierre sur laquelle il avait gravé le coeur amoureux : mue par un pur amour, portée par lui, elle ne pouvait plus nuire à un Grand Amour. Elle resta immobile devant le jeune homme jusqu'à ce que toutes ses soeurs eussent repris leur place puis s'élança comme un oiseau pour reprendre aussi la sienne, et rencontra sur son chemin le mendiant que ses pesants sacs retardaient. La voyant fondre sur lui, il voulut présenter bouquet ensorcelé; mais la pierre de l'amour n'était plus soumise aux enchantements du démon, et elle passa brusquement, en écrasant le sorcier comme un insecte, dans un désagréable craquement. Bien fait. Un silence étourdissant retomba sur l'Arrée alors qu'une pâle et chaude lumière se posait sur l'amoureux interdit : sa dulcinée lui apparut dans un halo bienveillant. « Je suis la fée du Yeun Hellez. Je suis chargée de veiller sur le trésor ensorcelé de l'Arrée. Ton aide désintéressée et ton pur amour m'ont été bien précieux ce soir pour préserver le secret de la Noce de Pierres. Je te choisis donc pour partager ma vie jusqu'à la fin des temps, si tu le veux encore... ». Elle posa alors l'extrémité de son index sur le bout du nez de l'amoureux émerveillé qui oublia instantanément son aventure et se réveilla au banquet de son mariage au bras cette plus fille du monde dont il avait tant rêvé. Ils vécurent longtemps, profondément heureux, lui, devenu le tailleur de pierre le plus talentueux de ce monde, parsemant la vallée de Clohars-Carnoet de statues gigantesques, comme une étrange obsession dont il ne comprit jamais le sens. Sa lumineuse épouse ne se départit jamais d'un étrange sourire. Tous les ans, à la Noël, ils continuent d'offrir aux passants alentours ce qui porte désormais le nom de Far du Diable, au froment et au miel, qui cuit dans sa marmite et dans l'âtre : Pour une brassée d'indigents et d'amants, tous gourmands : 250 gr de farine de froment 100 gr de sucre complet 75 gr de miel de bruyère ou d'ajonc 4 gros oeufs du poulailler 3/4 de litre de lait entier de vache Bretonne pie noir de l'Arrée 75 gr de beurre demi-sel de baratte Une grande marmite en fonte Du savon noir Une cheminée (ou un poêle) Un bon lit de braises (sinon, un four classique conviendra -220°, chaleur tournante-, évidemment, mais c'est tellement moins bon !) Il s'agit d'une recette et d'une cuisson traditionnelles pratiquées dans les monts d'Arrée, et plus particulièrement dans le hameau du Gouezou, jusque dans les années cinquante, voire soixante. Les foyers n'étaient pas équipés de four ménager comme on en connaît aujourd'hui et on cuisinait dans l'âtre sur un trépied sur lequel on déposait la marmite pour la soupe ou un large disque en fonte -bilig- pour les crêpes. Quelques hameaux, bien sûr, possédaient un four collectif, souvent construit au coeur du village -comme on peut en voir par exemple à La Maison Cornec de Saint-Rivoal-. Mais pas tous. Quoi qu'il en soit, ces fours n'étaient pas allumés tous les jours évidemment car le préchauffage était très long et ils consommaient beaucoup de bois. On y cuisait donc son pain, des puis, profitant de l'inertie, des terrines et des pâtisseries, une fois par mois. Le reste du temps, on se débrouillait donc avec ce qu'on avait... Dans une jatte, à l'aide d'une cuillère en bois, mélanger les oeufs et le sucre. Ajouter le miel, puis la farine. Délayer enfin avec le lait, pour obtenir une jolie pâte fluide, d'un joli jaune ambré. Tartiner l'extérieur de la cocotte de savon noir ainsi que l'intérieur du couvercle. Cela permettra de laver plus facilement celle-ci après utilisation et protègera le métal de la chaleur directe des braises. Sur un trépied posé dans l'âtre sur un lit de braises, poser la marmite. Faire fondre le beurre jusqu'à légère coloration noisette, puis verser la pâte. Recouvrir du couvercle, à l'envers, et à l'aide d'une pelle métallique, recouvrir le couvercle de braises. Attention à contrôler l'intensité du feu et à la répartition des braises, dessus comme dessous, pour assurer une cuisson du far la plus homogène possible. Compter environ une demi-heure à trois-quarts d'heure de cuisson. Poser la marmite débarrassée de son couvercle sur la table (dûment protégée) et plonger une cuillère impatiente dans cette pâtisserie simple et généreuse.
Source: http://www.gouezou.canalblog.com/

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