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le charmeur de cygnes

(Résumé ou premières lignes de l'oeuvre)

Il entendait parler les joncs, les eaux se plaindre et germer la vie obscure des plantes aquatiques ; les animaux mêmes, que sa terrible carabine ne menaçait plus, lui étaient familiers, car les bêtes ont cet instinct inexpliqué de connaître l’enfance et la folie, qui diminuent d’un degré la distance entre les hommes et leurs frères inférieurs. Les poules d’eau se posaient à portée de sa main et les grands cygnes sauvages, cambrant leur col délicat, les ailes mi-enflées, abordaient du côté de la grossière maison. Il leur jetait du pain ; il leur parlait, imaginant sans doute des génies intermédiaires, des fées secourables sous la gracieuse forme de ces oiseaux blancs.

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