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Illustration: La morte (version 3) - guy de maupassant

La morte (version 3)

(Version Intégrale)

Enregistrement : Audiocite.net

Lu par Stefano Franco Bora Chagance
Livre audio de 11min
Fichier mp3 de 11 Mo

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Musique : 3 chorals for Organ - by Cesar Franck - Orch by J. Reed / Licence Creative Commons sur MuOpen.org https://musopen.org/music/3493/cesar-franck/3-chorals-for-organ/


Avec cette nouvelle de 1887, Guy de Maupassant poursuit ses voyages sur le fil qui sépare le réalisme du fantastique, la raison de la folie. Cette fois, il nous raconte l'histoire d'un homme qui se recueille dans le cimetière où est enterrée la femme qui fut autrefois l'amour de sa vie. Dans le mystère de la nuit, c'est un bien terrible secret qu'il découvrira...

 

* * *

 

 Je l'avais aimée éperdument ! Pourquoi aime-t-on ? Est-ce bizarre de ne plus voir dans le monde qu'un être, de n'avoir plus dans l'esprit qu'une pensée, dans le coeur qu'un désir, et dans la bouche qu'un nom : un nom qui monte incessamment, qui monte, comme l'eau d'une source, des profondeurs de l'âme, qui monte aux lèvres, et qu'on dit, qu'on redit, qu'on murmure sans cesse, partout, ainsi qu'une prière.

 

Je ne conterai point notre histoire. L'amour n'en a qu'une, toujours la même. Je l'avais rencontrée et aimée. Voilà tout. Et j'avais vécu pendant un an dans sa tendresse, dans ses bras, dans sa caresse, dans son regard, dans ses robes, dans sa parole, enveloppé, lié, emprisonné dans tout ce qui venait d'elle, d'une façon si complète que je ne savais plus s'il faisait jour ou nuit, si j'étais mort ou vivant, sur la vieille terre ou ailleurs.

Et voilà qu'elle mourut. Comment ? Je ne sais pas, je ne sais plus.

Elle rentra mouillée, un soir de pluie, et le lendemain, elle toussait. Elle toussa pendant une semaine environ et prit le lit.

Que s'est-il passé ? Je ne sais plus.

Des médecins venaient, écrivaient, s'en allaient. On apportait des remèdes ; une femme les lui faisait boire. Ses mains  étaient chaudes, son front brûlant et humide, son regard brillant et triste. Je lui parlais, elle me répondait. Que nous sommes-nous dit ? Je ne sais plus. J'ai tout oublié, tout, tout ! Elle mourut, je me rappelle très bien son petit soupir, son petit soupir si faible, le dernier.

La garde dit : « Ah !  » Je compris, je compris ! Je n'ai plus rien su. Rien. Je vis un prêtre qui prononça ce mot : «  Votre maîtresse. » Il me sembla qu'il l'insultait. Puisqu'elle était morte on n'avait plus le droit de savoir cela. Je le chassai. Un autre vint qui fut très bon, très doux. Je pleurai quand il me parla d'elle.

On me consulta sur mille choses pour l'enterrement. Je ne sais plus.

Je me rappelle cependant très bien le cercueil, le bruit des coups de marteau quand on la cloua dedans. Ah ! mon Dieu !

Elle fut enterrée ! enterrée ! Elle ! dans ce trou ! Quelques personnes étaient venues, des amies. Je me sauvai. Je courus.

Je marchai longtemps à travers des rues. Puis je rentrai chez moi.

Le lendemain je partis pour un voyage.

Hier, je suis rentré à Paris.

Quand je revis ma chambre, notre chambre, notre lit, nos meubles, toute cette maison où était resté tout ce qui reste de la vie d'un être après sa mort, je fus saisi par un retour de chagrin si violent que je faillis ouvrir la fenêtre et me jeter dans la rue. Ne pouvant plus demeurer au milieu de ces choses, de ces murs qui l'avaient enfermée, abritée, et qui devaient garder dans leurs imperceptibles fissures mille atomes d'elle, de sa chair et de son souffle, je pris mon chapeau, afin de me sauver. Tout à coup, au moment d'atteindre la porte, je passai devant la grande glace du vestibule qu'elle avait fait poser là pour se voir, des pieds à la tête, chaque jour, en sortant, pour voir si toute sa toilette allait bien, était correcte et jolie, des bottines à la coiffure.

Et je m'arrêtai net en face de ce miroir qui l'avait si souvent reflétée. Si souvent, si souvent, qu'il avait dû garder aussi son image.

J'étais là debout, frémissant, les yeux fixés sur le verre, sur le verre plat, profond, vide, mais qui l'avait contenue tout entière, possédée autant que moi, autant que mon regard passionné. Il me sembla que j'aimais cette glace — je la touchai, — elle était froide ! Oh ! le souvenir ! le souvenir ! miroir douloureux, miroir brûlant, miroir vivant, miroir horrible, qui fait souffrir toutes les tortures ! Heureux les hommes dont le coeur, comme une glace où glissent et s'effacent les reflets, oublie tout ce qu'il a contenu, tout ce qui a passé devant lui, tout ce qui s'est contemplé, miré dans son affection, dans son amour ! Comme je souffre ! Je sortis et, malgré moi, sans savoir, sans le vouloir, j'allai vers le cimetière.

Je trouvai sa tombe toute simple, une croix de marbre, avec ces quelques mots : « Elle aima, fut aimée, et mourut. »

Elle était là, là-dessous, pourrie ! Quelle horreur ! Je sanglotais, le front sur le sol.

J'y restai longtemps, longtemps. Puis je m'aperçus que le soir venait. Alors un désir bizarre, fou, un désir d'amant désespéré s'empara de moi. Je voulus passer la nuit près d'elle, dernière nuit, à pleurer sur sa tombe. Mais on me verrait, on me chasserait. Comment faire ? Je fus rusé. Je me levai et me mis à errer dans cette ville des disparus. J'allais, J'allais. Comme elle est petite cette ville à côté de l'autre, celle où l'on vit ! Et pourtant comme ils sont plus nombreux que les vivants, ces morts. Il nous faut de hautes maisons, des rues, tant de place, pour les quatre générations qui regardent le jour en même temps, boivent l'eau des sources, le vin des vignes et mangent le pain des plaines.

Et pour toutes les générations des morts, pour toute l'échelle de l'humanité descendue jusqu'à nous, presque rien, un champ, presque rien ! La terre les reprend, l'oubli les efface. Adieu !

Au bout du cimetière habité, j'aperçus tout à coup le cimetière abandonné, celui où les vieux défunts achèvent de se mêler au sol, où les croix elles-mêmes pourrissent, où l'on mettra demain les derniers venus. Il est plein de roses libres, de cyprès vigoureux et noirs, un jardin triste et superbe, nourri de chair humaine.

J'étais seul, bien seul. Je me blottis dans un arbre vert. Je m'y cachai tout entier, entre ces branches grasses et sombres.

Et j'attendis, cramponné au tronc comme un naufragé sur une épave.

Quand la nuit fut noire, très noire, je quittai mon refuge et me mis à marcher doucement, à pas lents, à pas sourds, sur cette terre pleine de morts.

J'errai longtemps, longtemps, longtemps. Je ne la retrouvais pas. Les bras étendus, les yeux ouverts, heurtant des tombes avec mes mains, avec mes pieds, avec mes genoux, avec ma poitrine, avec ma tête elle-même, j'allais sans la trouver. Je touchais, je palpais comme un aveugle qui cherche sa route, je palpais des pierres, des croix, des grilles de fer, des couronnes de verre, des couronnes de fleurs fanées ! Je lisais les noms avec mes doigts, en les promenant sur les lettres. Quelle nuit ! quelle nuit ! Je ne la retrouvais pas !

Pas de lune ! Quelle nuit ! J'avais peur, une peur affreuse dans ces étroits sentiers, entre deux lignes de tombes ! Des tombes ! des tombes ! des tombes. Toujours des tombes ! A droite, à gauche, devant moi, autour de moi, partout, des tombes ! Je m'assis sur une d'elles, car je ne pouvais plus marcher tant mes genoux fléchissaient.

J'entendais battre mon coeur ! Et j'entendais autre chose aussi ! Quoi ? un bruit confus innommable ! Etait-ce dans ma tête affolée, dans la nuit impénétrable, ou sous la terre mystérieuse, sous la terre ensemencée de cadavres humains, ce bruit ? Je regardais autour de moi !

Combien de temps suis-je resté là ? Je ne sais pas. J'étais paralysé par la terreur, j'étais ivre d'épouvante, prêt à hurler, prêt à mourir.

Et soudain il me sembla que la dalle de marbre sur laquelle j'étais assis remuait. Certes, elle remuait, comme si on l'eût soulevée. D'un bond je me jetai sur le tombeau voisin, et je vis, oui, je vis la pierre que je venais de quitter se dresser toute droite ; et le mort apparut, un squelette nu qui, de son dos courbé la rejetait. Je voyais, je voyais très bien, quoique la nuit fut profonde. Sur la croix je pus lire : « Ici repose Jacques Olivant, décédé à l'âge de cinquante et un ans. Il aimait les siens, fut honnête et bon, et mourut dans la paix du Seigneur. »

Maintenant le mort aussi lisait les choses écrites sur son tombeau. Puis il ramassa une pierre dans le chemin, une petite pierre aiguë, et se mit à les gratter avec soin, ces choses. Il les effaça tout à fait, lentement, regardant de ses yeux vides la place où tout à l'heure elles étaient gravées ; et du bout de l'os qui avait été son index, il écrivit en lettres lumineuses comme ces lignes qu'on trace aux murs avec le bout d'une allumette :

« Ici repose Jacques Olivant, décédé à l'âge de cinquante et un ans. Il hâta par ses duretés la mort de son père dont il désirait hériter, il tortura sa femme, tourmenta ses enfants, trompa ses voisins, vola quand il le put et mourut misérable. »

Quand il eut achevé d'écrire, le mort immobile contempla son oeuvre. Et je m'aperçus, en me retournant, que toutes les tombes étaient ouvertes, que tous les cadavres en étaient sortis, que tous avaient effacé les mensonges inscrits par les parents sur la pierre funéraire, pour y rétablir la vérité.

Et je voyais que tous avaient été les bourreaux de leurs proches, haineux, déshonnêtes, hypocrites, menteurs, fourbes, calomniateurs, envieux, qu'ils avaient volé, trompé, accompli tous les actes honteux, tous les actes abominables, ces bons pères, ces épouses fidèles, ces fils dévoués, ces jeunes filles chastes, ces commerçants probes, ces hommes et ces femmes dits irréprochables.

Ils écrivaient tous en même temps, sur le seuil de leur demeure éternelle, la cruelle, terrible et sainte vérité que tout le monde ignore ou feint d'ignorer sur la terre.

Je pensai qu'elle aussi avait dû la tracer sur sa tombe.

Et sans peur maintenant, courant au milieu des cercueils entrouverts, au milieu des cadavres, au milieu des squelettes, j'allai vers elle, sûr que je la trouverais aussitôt.

Je la reconnus de loin, sans voir le visage enveloppé du suaire.

Et sur la croix de marbre où tout à l'heure j'avais lu : «  Elle aima, fut aimée, et mourut.  »

J'aperçus :

« Etant sortie un jour pour tromper son amant, elle eut froid sous la pluie, et mourut. »

Il paraît qu'on me ramassa, inanimé, au jour levant, auprès d'une tombe.
Source: https://www.fr.wikisource.org/La_Morte_(Maupassant)



Commentaires :


Message de Charlotte

Merci. C'est une histoire pour frissonner a en faire des cauchemars. La fin est assez inattendue. Et bravo pour votre style de lecture très vivant qui rend cela très motivant à écouter. On y est vraiment, ça ressemble à un film


Message de Fred

Merci de ne pas entamer de véritables disputes dans la section "commentaires". Les livres audio présentés dans ces pages méritent mieux que ça.


Message de stefano

Merci pour votre message... que rajouter ? J'en reviens au fait que ce qu'il y a de beau dans la Culture c'est sa diversité, et il y a autant de façons de ressentir une ?uvre qu'il y a d'êtres qui vont la découvrir. Chacun(e) a sa propre sensibilité, ses propres affinités, et ainsi chacun(e) a son propre ressenti sur ce qu'on apprécie (ou pas)... C'est le cas pour les auteurs, et par ricochet pour les lecteurs... Ainsi plus il y a de voix et plus il y a « le choix », et je vous invite d'ailleurs à découvrir sur ce site la version de cette nouvelle enregistrée par Victoria qui est tout simplement fantastique ! Et vous sentirez ainsi que pour le même texte ce sont deux approches sur des tonalités très différentes... De toutes façons, lorsque l'on crée quelque chose présenté au public, il faut être fair play et accepter d'entrée qu'il n'y a pas « une vérité », qu'il n'y a pas en art de « bonnes ou mauvaises » créations, il y a juste des créations multiples ; ainsi pour la même création on recevra autant de louanges que de critiques... et tout le monde a le droit d'exprimer son avis, et heureusement ! C'est ça la démocratie !!! Pour les livres audios, j'ai parfaitement conscience avant tout de... mes limites ! Je ne suis pas un acteur, je n'en ai ni la vocation ni le talent ; les enregistrements sont réalisés artisanalement avec du matériel amateur et pas en studio... Donc conscient de tout cela, j'essaie de mettre tout mon c?ur à défendre les auteurs et leurs ?uvres, en n'oubliant jamais que ce qui compte c'est le respect de l'écriture et surtout servir humblement de « passeur » pour le public, car au final le plus important c'est le public à qui tout cela est destiné ! Ce qui m'a motivé à lancer cette série de créations, c'est le partage et la diffusion des ?uvres pour le public mal/non-voyant ; pouvoir servir de « passeur » à faire voyager dans des univers, ouvrir des fenêtres vers des histoires et des émotions ; et le tout dans un registre de bénévolat et de libre partage, ce qui prend à contre-pieds l'exploitation commerciale et mercantile de l'art & la culture par le monde marchand... Voilà, l'art pour l'art et le sens du partage, voici ces passions que j'essaie de transmettre à travers ces livres audios... En vous souhaitant à toutes & tous bonnes écoutes... Respectueusement, Stefano


Message de Victor

Je ne suis pas d'accord avec vous, Isabelle. Au contraire, la lecture de Stefano est dynamique. Il y a sur le net tant de lecteurs qui lisent si lentement qu'on croirait qu'ils s'adressent à des mal-comprenants et non à du tout public. De plus sa voix est chaleureuse et apaisante. Et il met du c?ur à lire son ouvrage. Moi j'aime beaucoup.
Non, vraiment Isabelle, je ne suis pas du tout d?accord avec vous! Mais chacun ses goûts, et tout le monde peut s'exprimer...


Message de Isabelle

D'accord avec ce que vous dites, mais quand j'écoute les nouvelles de poe sur France Culture cela ne me pose jamais de problème. Les comédiens qui lisent arrivent à nous plonger dans une ambiance assez "gothique" tout en étant toujours compréhensibles. Si c'était juste une question de goût je pense que de temps à autre les adaptations qu'ils proposent devraient me poser problème. Or jamais rien ne me gêne!? J'ai juste voulu vous donner un conseil parce que pour l'ambiance, le ton, c'est parfait,(ce qui soit dit en passant est plutôt rare), mais c'est juste qu'il faut vraiment être hyper concentré pour arriver à vous suivre, faut presque avoir l'oreille collée au poste. Faites donc un essai: essayez de faire un enregistrement en articulant un peu plus, en lisant un peu plus posément et demandez autour de vous ce qu'ils en pensent.


Message de Stefano

Bjr Chère Isabelle... Vous voyez comme tous les gouts sont dans la nature... et heureusement d'ailleurs... à propos de la "vitesse" de lecture > il y a (pour les mêmes textes) autant d'auditeurs qui trouvent que la lecture est trop rapide que d'auditeurs qu'elle est trop lente ! Un autre problème sur des textes du XIXeme siècle, c'est que comme vous pouvez le constater, c'est une écriture (et une construction synthaxique) qui est éloignée des écrits d'aujourd'hui que nous sommes habitués à entendre ; ainsi pour les rendre aussi contemporains que faire-ce-peut, il faut à la fois respecter le texte mais aussi utiliser des intonations et une diction du langage actuel ; sinon le public -surtout le jeune public- décroche immédiatement... Pour Maupassant, comme vous pouvez le découvrir sur ce site, j'enregistre un-à-un ses 34 contes fantastiques, et pour ce j'utilise une diction que je trouve adaptée à son univers et qui n'est pas la diction que j'utilise pour d'autres auteurs... Si vous écoutez les différents textes de Maupassant, vous pourrez constater que les récits ne passent pas vraiment ni par l'action ni par les dialogues, mais que tout "passe" presque uniquement par l'"atmosphèr"e puisque le prodige de Maupassant est justement le passage du monde connu à l'inconnu, du visible à l'invisible... Son univers est peuplé de spectres et de forces qui happent ses personnages... La diction que j'utilise est strictement l'effet que j'essaie de rendre pour cet auteur, donc ne vous inquietez pas trop si ça parle "dans sa barbe", c'est tout à fait conscient et voulu ainsi... evoque t-on les spectres avec une voix crystaline sur une tonalité plutôt alto ? je vois plus son écriture dans un rendu introspectif... A propos des parasitages et du pop-up, ces bruits sont en fait dus à la compression numerique de reduction du bruit/du souffle, je fais tout cela de façon artisanale et sans studio... Pour terminer, je vous suggère d'écouter le plus de voix possibles lire les textes... Chaque voix a son propre timbre, et ainsi plus il y a de versions variantes des oeuvres et plus en tant qu'auditeur on peut accrocher sur telle ou telle voix... car tous les gouts sont dans la nature, et c'est la variété qui fait la beauté de la culture... Je vous souhaite de bonnes écoutes, Respectueusement, Stefano


Message de Isabelle

Vous lisez trop vite; on n'a pas le temps de comprendre. Peut-être que vous devriez articuler un peu plus! On a souvent du mal à comprendre comme si vous chuchotiez dans votre barbe. C'est vraiment dommage car autrement vous lisez très bien, le ton est juste et vous avez une belle voix. Un filtre anti-pop serait peut-être bien?

Isabelle


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